L’octobre rose, ce mois de lutte contre le cancer du sein !

Comme vous le savez certainement, le mois d’octobre est un mois de sensibilisation et de prévention du cancer du sein. C’est pour cela qu’on le nomme ” Octobre rose”.

Pendant toute la durée du mois d’octobre, je me suis mis en collaboration avec Jessicart, une illustratrice qui s’est mise récemment à son compte, afin de créer des stories sur instagram pour parler du cancer du sein.

En effet, moi, j’avais les compétences médicales pour en parler sérieusement, et elle, pouvait illustrer mes stories avec ses jolis dessins.

Je vous mets donc dans cet article le contenu de nos stories et je vous invite à nous suivre sur Instagram pour ne rater aucune autre stories prévention 😀

@angeliiiiique    et     @jessicart.custom

Un sein, cela ressemble à quoi ?

Pour commencer, nous allons faire un petit rappel sur l’anatomie du sein.

Une femme a généralement 2 seins, mais il est possible de retrouver un sein surnuméraire (en plus) chez 1 à 5 % de la population générale (ce n’est pas si rare !!).

Le sein surnuméraire peut correspondre à 2 choses :

La polymastie = la présence d’une glande mammaire surnuméraire (sans mamelon)
La polythélie = la présence d’un mamelon surnuméraire, sans glande mammaire.

 

 

Voici par exemple, une femme avec un mamelon surnuméraire, mais elle n’a pas de glande mammaire sous ce mamelon.
C’est une polythélie !

Un homme a normalement :
2 mamelons + des glandes mammaires toutes petites qui ne se sont pas développées.

C’est donc possible pour un homme d’avoir un cancer du sein !!

Revenons à la femme 😀

Voici l’image anatomique d’un sein dessiné par Jessica.

En partant de la profondeur :
– Les côtes puis les muscles pectoraux.
– Ensuite, il y a la glande mammaire entourée par du tissu adipeux (= la graisse).
– Et enfin, le mamelon entouré d’une aréole. L’aréole peut être plus ou moins brune selon les femmes.

Un peu plus de détails :
La glande mammaire se développe à partir de la puberté et fonctionne sous l’influence des hormones sexuelles fabriquées par les ovaires : les oestrogènes et la progestérone.
La glande mammaire est composée de 15 à 20 compartiments.
Chacun des compartiments est lui-même constitué de lobules et de canaux.

Les Lobules :
Le rôle des lobules est de produire le lait en période d’allaitement.

Les Canaux :
Les canaux transportent le lait vers le mamelon.

 

 

 

 

 

 

 

Sur cette image, on voit bien les lobes avec pleins de petits lobules.
Et on voit également les canaux galactophores (= canaux lactifères) qui s’abouchent au mamelon.

Dans le sein, il y a bien sur :
des artères, des veines et des vaisseaux lymphatiques.

Le drainage lymphatique du sein se fait vers trois sites principaux :
– les ganglions du creux axillaire (c’est-à-dire l’aisselle)
– les ganglions sus- et sous-claviculaires (au-dessus et en dessous de la clavicule)
– les ganglions de la chaîne mammaire interne.

Ces ganglions sont très importants, car lorsqu’il y a des cellules cancéreuses dans le sein, elles vont se déplacer en priorité dans ces ganglions.

Le ganglion va grossir en présence de ces cellules anormales et cela va former ” LA BOULE” que le malade va sentir en se palpant (par exemple sous l’aisselle).

On peut sentir une boule directement dans le sein ou au niveau d’un des ganglions.

C’est pour cela qu’il est très important de connaître la localisation de ces ganglions, car il faut les palper régulièrement afin de chercher une anomalie.

Combien de personnes sont touchées par le cancer du sein en France ?

Je vais vous donner quelques chiffres afin de se rendre compte de l’importance du cancer du sein en France.

Mais pour bien commencer cette partie, voici le magnifique dessin de Jessica pour montrer plusieurs femmes, de différentes ethniques et différentes morphologies toutes susceptible d’avoir un cancer du sein !

 

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent en France et représente la première cause de décès par cancer chez la femme.

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’un programme national de dépistage organisé est mis en place par le ministère de la Santé.

Sur tous les cas de cancer détectés chaque année chez la femme : 1 sur 3 est un cancer du sein.

2 progressions importantes :
La mortalité par cancer du sein est en baisse depuis les années 1990. Ceci est positif, car cela veut dire qu’on traite mieux les cancers du sein et qu’on meurt moins du cancer du sein.
-L’incidence du cancer du sein (c’est-à-dire le nombre de nouveaux cas par an) est en augmentation.
On peut penser que cela est négatif, mais pas forcément. Cela veut dire qu’on détecte plus de cancer du sein et qu’on peut donc les prendre en charge plus tôt.

La survie des personnes atteintes d’un cancer du sein s’est améliorée au cours du temps. GROS point positif qui est dû à l’amélioration des traitements contre le cancer du sein et à une prise en charge plus précoce.

Les chiffres :
– 58 459 nouveaux cas de cancer du sein en 2018
-12 146 décès en 2018
– 219 756 personnes avaient un cancer du sein en 2018. (récemment diagnostiqué, sous traitement, en rémission …)
– Parmi toutes les femmes en France : 1 femme sur 8 sera touchée par le cancer du sein au cours de sa vie.

Et le chiffre qu’il faut absolument changer :
Seulement 50,3%  des femmes ont participé au dépistage dans le cadre du programme de dépistage organisé.

C’est-à-dire :
Seulement la moitié des femmes âgées de 50 à 74 ans ont réalisé une mammographie ! C’est TROP PEU !!!
Nous reviendrons plus tard sur l’importance de faire ces mammographies 🙂

Concernant les facteurs de risque du cancer du sein :
– 15,1 % des cancers du sein chez les femmes de plus de 30 ans sont attribuables à la consommation d’alcool.
– 4,4 % au tabagisme.
– 10,6 % des cancers du sein chez les femmes de plus de 50 ans sont attribuables au surpoids et à l’obésité.

C’est plus ou moins toujours les mêmes facteurs de risque quand on parle des cancers …

Y’a t’il des disparités dans ces chiffres selon les régions de la France ?

Malheureusement, on meurt plus du cancer du sein dans certaines régions de France.

Et oui, si on prend l’exemple d’une femme qui découvre une boule dans son sein et qui réussit à avoir un rdv chez le gynéco au bout d’1 semaine et une autre femme qui a un rdv 3 mois après.
La seconde femme a plus de risque de décéder que la 1re car elle aura été prise en charge plus tardivement !!

C’est la lourde conséquence des déserts médicaux

Comment se dépister et quels sont les symptômes ?

A partir de 25 ans, chaque femme doit consulter au moins 1 fois tous les 3 ans un professionnel de la santé pour faire un frottis du col de l’utérus.

Dans le cadre de cette consultation, le médecin va vous palper les seins.

Mais que recherche le médecin ?

Pour commencer, un examen des seins doit TOUJOURS être un examen des 2 seins de manière comparative.

Dans l’examen des seins, il y a 2 temps :
– L’inspection = “On regarde”
-La palpation en position debout puis en position couchée.

Lors de l’inspection, le médecin va regarder :
– S’il y a une augmentation du volume mammaire,
-S’il y a l’existence ou non de signes cutanés au niveau des seins, mais aussi des aires ganglionnaires : une rougeur, un œdème, une ulcération, un bombement, une rétraction, un écoulement…

Cette inspection va être faite les bras pendants le long du corps puis relevés au-dessus de la tête.

Ce sont des choses que vous pouvez faire vous-même chez vous, 1 fois par mois devant votre miroir !!.
Cela permet de consulter aux moindres doutes.

Puis viens le moment de la palpation (avec les mains froides du médecin ^^).

Vous êtes tranquillement allongé et le médecin va pratiquer ces gestes :
– Mains à plat, pression douce par mouvements rotatifs faisant rouler la glande sur le grill costal.
– Pression sur le mamelon à la recherche d’un écoulement.
– Palpations des aires ganglionnaires (vue dans la 1re partie de ces stories)

S’il palpe une boule, il va devoir dire :
– Sa localisation
– Sa taille (en mm)
– Sa consistance et sa sensibilité à la douleur
– La netteté des contours de la boule
– La mobilité par rapport à la peau (par le pincement de la peau en regard de la tumeur, à la recherche d’une adhérence) et par rapport aux muscles pectoraux.

Les caractéristiques d’une boule maligne :
– Elle est dure
– Irrégulière
-Elle adhère à la peau
– Elle ne fait pas mal

 

 

 

 

 

Devant toute découverte d’une boule, le médecin doit réaliser un schéma de ce type afin de suivre l’évolution au cours du temps.

En réalisant un examen comme celui-là, au moins 1 fois tous les 3 ans chez un professionnel de santé, vous augmenter GRANDEMENT vos chances d’être dépisté précocement !

Si vous êtes une personne en surpoids ou obèse, je vous recommande ENCORE PLUS de faire cet examen tous les 3 ans par un professionnel de la santé, car vous avez plus de risque de ne pas palper vous-même une tumeur.

En effet, si votre glande mammaire est entourée par une épaisse couche de tissu graisseux, vous avez plus de risque de ne pas pouvoir palper une tumeur avec vos mains non expérimentées.

Comment se surveiller SOI-MEME ?

 

 

 

 

 

Pour augmenter ces chances, l’OMS recommande de faire 4 gestes, 1 fois par mois.

Ces 4 gestes sont :
1) Face au miroir, inspectez les deux seins et vérifiez qu’il n’y a rien d’anormal (écoulement, saignement, crevasses, fossettes, plis, peau qui pèle…)

2)Levez le bras et avec les 3 doigts de la main opposée, palpez fermement la partie externe du sein, puis parcourez le sein en effectuant de petits cercles avec les bouts des doigts.

3) Cherchez toute grosseur anormale sous la peau. N’oubliez pas la zone entre le sein et l’aisselle, c’est important !

4) Pressez délicatement le mamelon et vérifiez qu’aucun écoulement ne se produit.

Si je dois retenir quelques infos importantes ?
– Une consultation avec un gynécologue ou une sage-femme au moins 1 fois tous les 3 ans.

Une auto-palpation 1 fois par mois avec les 4 gestes.

Une consultation AUX MOINDRES DOUTES !!

-Et pour les personnes plus agées : Apparition d’un nodule du sein chez la femme ménopausée est un cancer du sein jusqu’à preuve du contraire !

-Si la boule ne se modifie pas au cours du mois (ne rétrécis pas, ne grossis pas) = ON CONSULTE !!
Cela peut arriver que des femmes aient des nodules dans les seins liées aux variations hormonales du cycle. Mais dans ce cas, la boule va se modifier au cours du cycle.
Si elle ne se modifie pas = ON CONSULTE !!

Je vous mets le magnifique dessin de Jessica qui représente vraiment ce qu’une femme peut ressentir quand elle découvre une boule dans son sein ou dans une aire ganglionnaire.

Je vous retrouve très vite dans un nouvel article “Octobre rose partie 2” pour vous parler de la mammographie, de l’échographie, des traitements d’un cancer du sein et enfin d’une partie sur la génétique du cancer du sein.

La suite de cet article, ça se passe par ICI => Octobre Rose Partie 2

Article fait avec folie par Angélique

Article classé dans Santé

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2 Commentaires

  1. J’adore cet article.Il est tres utile, detaillé. Merci

    Réponse
    • Ravie de voir qu’il vous a plu ! Merci beaucoup 😀
      Bonne soirée

      Réponse

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